• Je suis allée à une soirée, maman,
    et je me suis souvenu de ce que tu m'avais dit.

    Tu m'avais dit de ne pas boire, maman,
    alors je n'ai pas bu avant de conduire, maman,
    même si les autres m'ont incitée.

    Je crois que j'ai fait la bonne chose, maman.

    Je sais que tu as toujours raison.

    Maintenant, la fête est presque terminée, maman,
    et tout le monde prend le volant.

    Quand je suis entrée dans mon auto, maman,
    j'ai su que je rentrerais à la maison en vie, car je t'ai écouté maman,
    je n'ai pas bu.

    J'ai commencé à conduire, maman,
    et comme je sortais pour prendre la route, l'autre auto ne m'a pas vue, maman,
    et elle m'a frappé.

    Je suis étendue sur le pavé, maman.

    J'ai entendu le policier dire que l'autre garçon était saoul, maman,
    et maintenant, je suis celle qui paye !

    Je suis couchée ici, en train de mourir, maman,
    j'espère que tu arriveras bientôt.

    Comment ceci pouvait m'arriver à moi, maman ?

    Ma vie vient d'éclater comme un ballon.

    Je baigne dans mon sang, maman.

    J'entends les ambulanciers parler, maman,
    et je vais mourir dans peu de temps.

    Je voulais simplement te dire, maman :
    Je te jure que je n'ai pas bu !

    C'était les autres, maman.

    Les autres n'ont pas réfléchi.

    Ce garçon était probablement à la même soirée que moi.

    La seule différence, maman,
    c'est qu'il a bu et que c'est moi qui vais mourir...

    Je sens beaucoup de douleur maintenant.
    Le garçon qui m'a frappé marche, maman,
    et je ne crois pas que ce soit juste.

    Je suis étendue ici en train de mourir, maman,
    et il me regarde en me fixant...

    Dis à mon frère de ne pas pleurer maman.
    Dis à papa d'être brave maman.
     
    Et quand je serai au paradis, maman,
    tu écriras :
    la fille à papa, sur ma pierre tombale.

    Quelqu'un aurait dû lui dire, maman,
    de ne pas conduire s'il avait bu.

    Si seulement quelqu'un lui avait dit, maman,
    je serais encore vivante.

    Ma respiration devient de plus en plus courte, maman,
    et j'ai peur.

    S'il-te-plait, ne pleure pas maman.

    Quand j'avais besoin de toi tu étais toujours là maman.

    J'ai une dernière question avant de te dire adieu, maman:
    Je n'ai pas bu avant de conduire, maman.

    ALORS POURQUOI SUIS-JE CELLE QUI MEURT ?



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    La Déclaration de 1789

    Déclaration
    des droits de l'homme et du citoyen

    1789

    Les représentants du Peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution et au bonheur de tous.
       En conséquence, l'Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'Être suprême, les droits suivants de l'homme et du citoyen.

    Article premier.
    Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

    Article II.
    Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression.

    Article III.
    Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation ; nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

    Article IV.
    La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société, la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.

    Article V.
    La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.

    Article VI.
    La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

    Article VII.
    Nul homme ne peut être accusé, arrêté, ni détenu que dans les cas déterminés par la loi, et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi, doit obéir à l'instant : il se rend coupable par la résistance.

    Article VIII.
    La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.

    Article IX.
    Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne, doit être sévèrement réprimée par la loi.

    Article X.
    Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi.

    Article XI.
    La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

    Article XII.
    La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.

    Article XIII.
    Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés.

    Article XIV.
    Tous les citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes, ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.

    Article XV.
    La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

    Article XVI.
    Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de constitution.

    Article XVII.
    La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.



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    Nelson Mandela a dit :

    "Notre peur la plus profonde n'est pas que nous ne soyons pas à la hauteur.
    Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite.
    C'est notre propre lumière et non pas notre Obscurité qui nous effraie le plus.
    Nous nous posons la question : " Qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux ? ".
    En fait, qui êtes-vous pour ne pas l'être ? Vous êtes un enfant de Dieu !
    Vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde.
    L'illumination n'est pas de rétrécir pour éviter d'insécuriser les autres.
    Nous sommes nés pour rendre manifeste la Gloire de Dieu qui est en nous.
    Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus ; elle est en chacun de nous et,
    Au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière,
    Nous donnons inconsciemment aux autres la permission d'en faire de même.
    En nous libérant de notre peur, notre présence libère automatiquement les autres !"

    Nelson Mandela




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    "L'homme honorable commence par appliquer ce qu'il veut enseigner ; ensuite, il enseigne."
    Confucius


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